Casablanca accueille, pour la première fois, Afric’Artech, un événement dédié à la création numérique africaine qui réunit pendant deux jours artistes, chercheurs, entrepreneurs et innovateurs venus de tout le continent et de la diaspora. Placée sous le thème « Humanité augmentée : l’Afrique à la croisée des arts et de la technologie », cette première édition met en lumière la richesse créative des jeunes talents africains, porteurs de nouveaux récits à l’ère du numérique.
À l’ouverture, Mounia Arezki Sayagh, fondatrice de l’initiative, a souligné le rôle croissant de cette jeunesse, qui invente de nouvelles formes d’expression à l’intersection de l’art, de la culture et de la technologie. À travers Afric’Artech, il s’agit de structurer un espace d’échange et de visibilité, capable de révéler cette énergie créative et de la relier à un écosystème plus large.
Le Maroc, inscrit dans le Réseau des Villes créatives de l’UNESCO via Casablanca, entend jouer un rôle moteur dans cette dynamique. Portée par la vision de S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, la capitale économique se positionne comme un carrefour stratégique pour l’innovation culturelle africaine.
Soutenu par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ainsi que par le ministère de la Transition numérique, Afric’Artech s’affirme comme un laboratoire panafricain dédié aux industries culturelles et créatives (ICC). Il ambitionne de connecter studios, institutions, startups et artistes autour des grandes mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle, la blockchain ou encore les expériences immersives.
Durant deux jours, six conférences et huit masterclasses animeront cette plateforme d’échanges. Au programme : intelligence artificielle éthique, design spéculatif africain, narration transmédia, mode technologique ou encore scénographies immersives. Les sessions sont animées par des figures de la création numérique issues de plusieurs pays du continent et de l’international.
En parallèle, les Afric’Artech Awards récompenseront les projets les plus innovants qui transforment l’accès à la culture ou réinventent les usages grâce à la technologie. Sont en lice des artistes et startups spécialisés en création augmentée, numérisation patrimoniale ou contenus immersifs.
En amont de l’événement, un hackathon a rassemblé des étudiants de différentes régions du Maroc les 9 et 10 janvier à l’École des Beaux-Arts de Casablanca. Une manière de préparer le terrain à une génération qui entend faire de l’Afrique un territoire d’influence culturelle, capable d’interagir avec les grandes scènes créatives mondiales.
