La Semaine des Maladies rares a débuté le 24 février à Casablanca et se poursuit jusqu’au 28 février. Dès son ouverture, la mobilisation a réuni spécialistes, chercheurs et responsables institutionnels à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca autour des enjeux liés au diagnostic et à la prise en charge de ces pathologies.
Organisée par le CHU Ibn Rochd, la Faculté de Médecine et de Pharmacie et les Instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de Santé, en partenariat avec la Société Marocaine de Pharmacologie et de Thérapeutique, cette semaine se veut un temps fort de formation et de sensibilisation.
Les échanges ont mis l’accent sur l’urgence d’un diagnostic plus précoce afin d’améliorer le parcours thérapeutique des patients. Les intervenants ont rappelé que si ces maladies sont peu fréquentes, leurs conséquences peuvent être lourdes, avec un impact médical, social et familial important.
La structuration de l’offre de soins figure également parmi les priorités évoquées. La création de centres de référence au sein des CHU, le regroupement des pathologies par spécialités et le renforcement des capacités de diagnostic sont présentés comme des leviers essentiels.
La recherche scientifique et l’innovation ont occupé une place centrale dans les débats, tout comme la formation des professionnels de première ligne. Médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers et paramédicaux sont appelés à jouer un rôle déterminant pour réduire l’errance diagnostique et améliorer la qualité de la prise en charge.
Au-delà du cadre académique, la semaine s’ouvre aux associations et aux patients, avec des actions de sensibilisation destinées au grand public afin de mieux faire connaître ces maladies souvent invisibles. Plusieurs partenaires institutionnels, dont l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie et le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, prennent part à cette mobilisation qui se poursuit jusqu’au samedi.

