À Bruxelles, l’Agence européenne pour l’environnement alerte sur les effets de la pollution sur la santé mentale. Dans un rapport publié mardi, l’institution établit un lien entre l’exposition à différents polluants et l’apparition de troubles tels que la dépression et l’anxiété.
La pollution de l’air figure en première ligne. Les particules fines PM2,5 et le dioxyde d’azote NO2 sont associés, de manière récurrente dans les études, à des symptômes dépressifs. Le bruit constitue un autre facteur de risque. Les nuisances liées au trafic routier ou aérien sont également corrélées à une hausse des cas d’anxiété et de dépression, notamment chez les personnes les plus vulnérables.
L’agence souligne par ailleurs l’impact de certaines substances chimiques. L’exposition au plomb, aux perturbateurs endocriniens ou à d’autres composés, en particulier durant les périodes de développement, peut accroître le risque de troubles psychiques.
Pour l’Agence européenne pour l’environnement, une réduction de ces différentes formes de pollution dans le cadre du plan d’action européen en faveur du zéro pollution contribuerait à améliorer le bien-être mental à l’échelle du continent.
Le rapport met aussi en avant les bénéfices des solutions fondées sur la nature. Le contact avec des espaces naturels permettrait de réduire le stress, l’anxiété et les symptômes dépressifs, tout en favorisant un mieux-être global.
En 2023, les troubles mentaux représentaient le sixième type de maladie le plus fréquent dans l’Union européenne et constituaient la huitième cause de décès, rappelle l’agence.

