Le patrimoine musical judéo-marocain a résonné dimanche soir à Paris lors d’un Concert de la paix et de la fraternité organisé à l’occasion de la Fête de la musique. La soirée, portée par l’Association culturelle israélite de Créteil en partenariat avec l’ambassade du Royaume en France, a réuni un public nombreux autour d’un répertoire où se croisent mémoire, spiritualité et vivre-ensemble.
Les artistes marocains Pinhas Cohen, Moshé Barshishat et Faysel Benhaddou ont animé ce rendez-vous, placé sous le signe du dialogue entre les cultures et les confessions. Malgré la chaleur, les participants ont accompagné les chanteurs sur plusieurs airs issus des répertoires chaâbi et arabo-andalou, dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle.
Pour l’ambassadeure de S.M. le Roi Mohammed VI à Paris, Samira Sitaïl, cette soirée a mis en lumière des valeurs profondément ancrées dans l’identité marocaine. Elle a cité la fraternité, l’amitié, le respect mutuel et le vivre-ensemble, en soulignant que ces principes continuent de rassembler les Marocains, quels que soient leurs parcours, leurs origines ou leurs convictions.
La diplomate a également présenté ce concert comme un hymne à la paix, à la fraternité et au dialogue, reflet d’une société attachée à l’ouverture, à la tolérance et à la coexistence. Cette pluralité, a-t-elle relevé, constitue l’une des richesses du Maroc.
Le président de la communauté juive de Créteil, Albert El Harrar, a salué une initiative qui traduit, selon lui, l’esprit marocain fait de générosité, de partage et de convivialité. Il a rappelé la profondeur de l’héritage judéo-marocain et le vivre-ensemble séculaire entre juifs et musulmans dans le Royaume.
À travers la musique, cette soirée a donné corps à un message universel de paix. Les chants marocains, repris en chœur par le public, ont rappelé combien les traditions communes peuvent rester un espace de fraternité, de dialogue et d’espérance.

