À Rabat, la poésie amazighe a été mise à l’honneur à l’occasion de la Journée mondiale dédiée à cet art. L’Institut Royal de la Culture Amazighe a réuni poètes et chercheurs pour une soirée consacrée à la création et à la transmission.
L’événement a donné lieu à des lectures de textes en langue amazighe, portées par de jeunes voix venues partager leurs écrits autour de thèmes liés à la nature, à la mémoire et à l’attachement à la langue. Plusieurs figures de la poésie ont également été honorées, saluant un parcours marqué par la contribution à la préservation de ce patrimoine.
Dans le cadre de cette édition, la rencontre a élargi son horizon en associant poésie et cinéma, avec la projection d’un documentaire retraçant un itinéraire lié à l’émigration vers la France. Cette approche a permis de croiser les regards entre expression artistique et récit de vie.
Selon Youssef Taoufik, cette initiative s’inscrit dans une série d’actions menées par l’Institut pour valoriser la création culturelle et accompagner les expressions artistiques. L’établissement met notamment en place un prix annuel destiné à encourager les poètes.
Au nom des personnalités distinguées, Said Akdad a souligné l’importance de cette reconnaissance, évoquant une poésie enracinée dans l’histoire et porteuse de mémoire collective.
À travers cette rencontre, l’IRCAM poursuit son engagement en faveur de la promotion de la langue amazighe et de la valorisation de ses formes d’expression, en réunissant différentes générations autour d’un même espace de création.

