L’ère numérique constitue un levier majeur pour consolider les droits au sein du service public, en renforçant la transparence, l’intégrité des procédures et l’accès à l’information, a affirmé le Institution du Médiateur du Royaume.
Intervenant lors d’une rencontre organisée à Rabat en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, le Médiateur du Royaume, Hassan Tariq, a souligné que la transformation digitale permet de simplifier les démarches administratives, de rapprocher les services des usagers et de réduire coûts et délais, tout en favorisant une gestion plus respectueuse de l’environnement.
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’adopter une approche méthodique, centrée sur la protection des droits des usagers et le renforcement de la bonne gouvernance. Selon lui, la numérisation ne saurait constituer un remède automatique aux inégalités territoriales, économiques ou éducatives. Il a appelé à prendre en compte les “espaces de vulnérabilité digitale”, notamment les personnes âgées, non scolarisées ou en situation de handicap.
Le responsable a également mis en garde contre les défis éthiques liés à l’intégration croissante des technologies modernes et de l’intelligence artificielle dans l’administration, estimant que si ces outils peuvent limiter la corruption et les abus, ils ne doivent pas se faire au détriment de l’équité, de la responsabilité et de la dimension humaine du service public.
De son côté, Najoua Achergui, cheffe de l’Unité des études et des rapports au sein de l’institution, a relevé que la transformation numérique est devenue un champ émergent directement lié aux droits de l’Homme, en particulier dans sa dimension relative à l’administration numérique.
La rencontre s’inscrit dans le cadre des activités marquant le 25e anniversaire du Diwan Al Madhalim et la célébration de 2026 comme “Année de la médiation administrative”, avec la participation d’experts en administration et en transformation digitale.

