À Paris, 27 pays, dont le Maroc, ont adopté une Déclaration consacrée au financement de l’énergie nucléaire à l’issue du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire organisé à l’initiative de la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Publié par l’Élysée, le document souligne la croissance de la demande mondiale en énergie fiable, accessible et faiblement émettrice de carbone. Les signataires estiment que l’énergie nucléaire peut contribuer à la sécurité énergétique et au développement économique lorsqu’elle est déployée de manière responsable et en cohérence avec les priorités nationales.
La déclaration insiste sur la nécessité de mobiliser des financements suffisants, diversifiés et prévisibles pour soutenir les projets nucléaires. Les signataires évoquent notamment l’importance de combiner différents mécanismes financiers, associant les États, les institutions financières internationales, les agences de crédit à l’exportation, les investisseurs privés ainsi que de nouveaux instruments financiers.
Les pays participants saluent également plusieurs initiatives récentes visant à renforcer les capacités de financement du secteur nucléaire. Parmi elles figure le cadre de coopération conclu en 2025 entre le Groupe de la Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie atomique, ainsi que les accords établis entre l’AIEA et plusieurs institutions financières internationales.
Les engagements pris par la Banque asiatique de développement, la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes, le Fonds de l’OPEP pour le développement international, la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement sont également mentionnés dans le document.
Les signataires affirment leur soutien aux objectifs visant à renforcer la production d’électricité d’origine nucléaire et à développer l’industrie nucléaire civile afin de favoriser la diversification des sources d’énergie et d’améliorer la sécurité énergétique.
Ce sommet international intervient dans un contexte marqué par la hausse des besoins mondiaux en électricité et par l’accélération des stratégies de décarbonation des économies.
Organisée après une première édition tenue à Bruxelles en mars 2024, la rencontre de Paris a réuni des chefs d’État et de gouvernement, des responsables d’organisations internationales, des institutions financières, des industriels et des experts du secteur.
L’objectif de ce rendez-vous est de constituer un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des travaux techniques menés par l’Agence internationale de l’énergie atomique et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, notamment la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

