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La cité ocre restaure ses joyaux historiques endommagés par le séisme

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Deux ans après le séisme qui avait frappé la région d’Al Haouz, Marrakech poursuit activement la restauration de son patrimoine historique. La cité ocre, gardienne de monuments d’une valeur universelle, s’est engagée dans une vaste opération de réhabilitation menée dans le respect des techniques traditionnelles et des normes parasismiques internationales.

Des sociétés spécialisées, épaulées par des artisans et maâlems, travaillent à redonner leur éclat à des sites emblématiques tels que les palais El Badii et El Bahia. Les tombeaux saâdiens, les remparts et plusieurs musées font également partie de ce programme. Si la plupart de ces monuments ont résisté au séisme de 2023, certains ont néanmoins subi des fissures ou des effondrements partiels, nécessitant des interventions ciblées.

Dès les premières semaines qui ont suivi la catastrophe, le ministère de la Culture avait lancé un plan d’urgence pour sécuriser les structures, évaluer les dégâts et initier les premiers travaux. Cette mobilisation avait permis une réouverture rapide des sites au public dès octobre 2023.

Le Palais El Badii figure parmi les monuments les plus touchés. Sa conservatrice, Hasna El Haddaoui, rappelle que des travaux d’urgence avaient été menés avant le lancement d’un programme de réhabilitation estimé à 31,7 millions de dirhams. Les travaux, étalés sur 18 mois, ont déjà atteint 40 % d’avancement. Leur complexité réside dans la multiplicité des intervenants – ingénieurs, laboratoires, historiens, techniciens et conservateurs – chargés de garantir l’authenticité et la solidité de l’édifice.

Au Palais Bahia, la conservatrice Hanane Labchir évoque pour sa part des fissures et l’effondrement partiel de certaines parties du riad principal et du Menzah. Un mois seulement après le séisme, le site avait pu rouvrir grâce à des interventions rapides. Par la suite, une étude approfondie de près d’une année a permis d’élaborer le cahier des charges des travaux de restauration. Un an après leur lancement, le taux d’avancement atteint désormais 30 %, couvrant la structure du palais, ses jardins, ses pavillons et ses murailles.

Marrakech inscrit ainsi la sauvegarde de son patrimoine dans une dynamique où modernité des techniques et fidélité à l’authenticité architecturale avancent de pair.

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