Essaouira a lancé, jeudi 25 juin 2026, la 27e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde dans l’énergie d’une parade inaugurale qui a traversé l’ancienne médina. Pendant trois jours, la Cité des Alizés renoue avec l’un de ses grands rendez-vous culturels, entre concerts, rencontres artistiques et dialogue des traditions musicales.
Placée sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, cette édition s’est ouverte dans une atmosphère festive, en présence notamment d’André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi et Président fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, de Neila Tazi, productrice du festival, ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique.
La parade d’ouverture, devenue un rituel attendu par les habitants et les festivaliers, a fait vibrer les ruelles de la médina au son des Maâlems Gnaoua et de troupes folkloriques traditionnelles. Des milliers de passionnés venus de plusieurs pays ont accompagné ce défilé musical, marqué par les rythmes, les couleurs et l’effervescence propres à l’événement.
Neila Tazi a rappelé à cette occasion qu’Essaouira avait choisi, depuis vingt-sept ans, de faire de la musique un langage de dialogue, de la culture un lien entre les peuples et de la diversité une source de création. Cette édition réunit 43 Maâlems gnaouis venus de différentes régions du Royaume, aux côtés de centaines d’artistes et de musiciens d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique et du monde arabe.
À travers leurs voix, leurs répertoires et leurs héritages, ces artistes participent à un récit musical né à Essaouira et devenu, au fil des années, un rendez-vous international suivi par les mélomanes des quatre coins du monde. Pour Neila Tazi, ce qui se joue dans la ville dépasse la scène musicale. La rencontre, la différence et la connaissance mutuelle y deviennent une expérience vivante, portée par l’identité marocaine d’ouverture et de dialogue.
Depuis près de trente ans, le festival s’est imposé comme un espace où le patrimoine gnaoui se transmet, se transforme et rencontre d’autres expressions musicales. Essaouira accueille ainsi l’un des événements les plus visibles du dialogue interculturel par la musique.
Le Forum des droits humains constitue l’un des autres temps forts de cette édition. Organisé pour la 13e année en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, il porte cette année sur la jeunesse du monde, ses libertés, ses identités et son avenir. Chercheurs, écrivains, artistes, journalistes et acteurs sociaux y échangent autour des défis auxquels font face les nouvelles générations.
La transmission occupe également une place importante dans la programmation. Le programme Berklee at the Gnaoua and World Music Festival, mené avec le Berklee College of Music aux États-Unis, revient pour une troisième année consécutive afin d’offrir à de jeunes musiciens une expérience de formation et d’immersion artistique.
Le festival poursuit aussi sa collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique autour de la Chaire des Transitions, portée par l’Institut des Études Avancées de l’UM6P. Cette initiative vise à approfondir la recherche sur la culture gnaoua, ses métissages et ses formes contemporaines, dans un dialogue entre artistes, chercheurs et institutions.

