Les demandes de naturalisation britannique ont atteint un niveau inédit à la fin de 2025, selon le Financial Times.
D’après le quotidien économique, 90.555 demandes de citoyenneté ont été enregistrées au dernier trimestre 2025, soit une hausse de 44 % par rapport au trimestre précédent. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis le début de la collecte de ces données en 2004.
Cité par le journal, Kelvin Tanner, associé au cabinet d’avocats Charles Russell Speechlys, évoque un intérêt croissant pour le statut de résident permanent et la citoyenneté britannique. Cette tendance s’expliquerait par la volonté de nombreux résidents de se prémunir contre les changements répétés de la politique migratoire et l’incertitude politique au Royaume-Uni.
Selon lui, des personnes déjà titulaires d’un permis de séjour illimité (ILR) déposent désormais une demande de naturalisation par précaution, notamment face à la perspective d’un durcissement des règles sous un éventuel futur gouvernement plus restrictif.
Le journal souligne également que les principaux partis politiques multiplient les propositions en faveur d’un renforcement de la politique migratoire. Lors du congrès annuel du Parti travailliste, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a présenté des projets visant à allonger la durée de résidence requise avant l’obtention du statut permanent, avec des critères renforcés en matière de langue et de contribution fiscale.
De son côté, Reform UK propose des mesures encore plus strictes, dont la suppression du statut juridique actuel des détenteurs d’ILR, qui devraient alors solliciter des visas renouvelables tous les cinq ans.
Malgré cette hausse des demandes, les octrois de permis de séjour et de citoyenneté ont reculé en 2025 de 10 % et 13 % respectivement, selon le ministère britannique de l’Intérieur.

