Les perspectives d’investissement au Maroc ont été mises en avant à Madrid lors d’une session organisée dans le cadre de la 24ᵉ édition du salon Impulso Exterior IMEX-Madrid, rendez-vous annuel réunissant les principaux acteurs du commerce international en Espagne.
Cette rencontre a permis de présenter la dynamique économique du Royaume ainsi que les opportunités offertes aux investisseurs étrangers, dans un contexte marqué par des réformes structurelles et par une vision de développement ambitieuse à l’horizon 2030, notamment avec la coorganisation de la Coupe du monde de football.
Intervenant lors de cette session, Ijlal Fassi Fihri, directrice du cabinet de conseil Alternativa Mediterránea, a dressé un panorama des performances macroéconomiques du Maroc. Elle a indiqué que le pays traverse une phase d’accélération économique, avec une croissance estimée à 5 % à l’horizon 2026.
Elle a également souligné que le Maroc s’est imposé comme l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique du Nord, rappelant qu’il a gagné 75 places en dix ans dans le classement international du climat des affaires. Grâce à ses nombreux accords de libre-échange, le Royaume constitue aujourd’hui une plateforme stratégique pour accéder aux marchés africains et américains.
Les intervenants ont également mis en avant le vaste programme de modernisation des infrastructures engagé dans le pays. Celui-ci concerne notamment les secteurs portuaire, ferroviaire, routier et hydraulique, tout en offrant de nouvelles perspectives dans l’industrie, l’agriculture et les services.
Cette dynamique est soutenue par la reprise du secteur agricole et par une progression notable des investissements, qui ont augmenté de plus de 16 % en 2025. Le contexte macroéconomique reste par ailleurs marqué par une stabilité monétaire, avec un taux directeur maintenu à 2,25 % par Bank Al-Maghrib.
Les relations économiques entre le Maroc et l’Espagne ont également été mises en lumière. L’Espagne demeure le premier partenaire commercial du Royaume, représentant près de 22 % des échanges totaux. Les deux économies présentent des complémentarités importantes dans des secteurs comme l’automobile, les énergies renouvelables et la logistique.
Le président du groupe Fidupartner, Juan García Muñoz, a décrit le Maroc comme un vaste chantier de développement, évoquant notamment les grands projets d’infrastructures et les nouveaux stades en préparation dans la perspective des prochaines échéances sportives internationales.
Il a aussi mis en avant le potentiel des secteurs de l’aéronautique, de la logistique et de l’industrie portuaire, soulignant que l’ouverture prochaine du port de Nador West Med devrait renforcer la position du Maroc comme hub logistique reliant l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
De son côté, Fatima Zahra Naciri, juriste au sein de Fidupartner, a insisté sur la convergence entre les cadres juridiques marocain et européen, un facteur facilitant l’implantation des entreprises espagnoles dans le Royaume.
Elle a également rappelé que la nouvelle Charte de l’investissement constitue un levier majeur pour attirer les capitaux étrangers, grâce aux incitations fiscales qu’elle prévoit et à son objectif de favoriser une meilleure répartition des investissements sur l’ensemble du territoire.
Organisé par la revue économique « Moneda Única », le salon IMEX-Madrid s’impose comme l’un des principaux rendez-vous du commerce international en Espagne, offrant une plateforme d’échanges entre entreprises, institutions publiques et cabinets de conseil spécialisés.

