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Dispositifs médicaux : vers une souveraineté industrielle marocaine

Dispositifs médicaux : vers une souveraineté industrielle marocaine

Le secteur des dispositifs médicaux franchit une nouvelle étape avec la signature, le 4 février 2026, d’une convention-cadre visant à structurer son développement jusqu’en 2030. Ce partenariat, officialisé lors de la 2ᵉ édition du « Medical Device Day », engage les ministères de la Santé et de l’Industrie, l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé, la CGEM et la Fédération Marocaine des Industries de la Santé (FMIS).

L’accord repose sur une mobilisation conjointe des acteurs publics et privés. Il s’inscrit dans une logique de souveraineté sanitaire et industrielle, dans le droit fil des Hautes Orientations de S.M. le Roi Mohammed VI. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations, sécuriser l’approvisionnement national en dispositifs médicaux et renforcer le tissu industriel local, tout en stimulant l’investissement productif et la montée en compétences.

Le texte prévoit plusieurs axes d’action. Il s’agit notamment de favoriser la substitution à l’importation, d’appuyer la fabrication locale via les dispositifs de soutien à l’investissement et à l’export, de promouvoir des partenariats industriels entre opérateurs nationaux et internationaux, et de renforcer la formation des ressources humaines en réponse aux besoins spécifiques du secteur.

La convention vient en appui aux politiques publiques de santé et d’industrialisation, avec pour ambition d’améliorer l’accès à des dispositifs médicaux sûrs, performants et accessibles sur tout le territoire. Elle s’attache aussi à garantir un haut niveau de qualité des produits destinés au système national de santé.

Le secteur, en pleine évolution, affiche des indicateurs en progression : 1 378 emplois directs, 376 millions de dirhams d’investissements, 903 millions de dirhams de chiffre d’affaires et un taux de valeur ajoutée de 46 %. Malgré cette dynamique, la dépendance à l’importation reste très marquée, entre 85 % et 90 % selon les estimations. C’est cette situation que la convention ambitionne de transformer, en posant les bases d’une filière nationale compétitive, innovante et durable.

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