Comediablanca poursuit son chemin au-delà des frontières marocaines. Lundi soir, le Cirque Royal de Bruxelles a accueilli une nouvelle escale du festival d’humour lancé à Casablanca en 2023. Devant un public venu en nombre, la soirée a mis en lumière la vitalité d’une scène humoristique marocaine en pleine expansion, tout en faisant la part belle aux échanges culturels et aux rires partagés.
Avec déjà plus de 11 000 spectateurs cumulés en deux éditions au Maroc, Comediablanca s’est hissé rapidement au rang des rendez-vous majeurs du stand-up. Conçu comme une passerelle entre les scènes du Sud et du Nord, le festival valorise aussi bien des humoristes établis que des jeunes artistes en pleine émergence, issus du Maroc, d’Europe et du continent africain.
À Bruxelles, la programmation a tenu ses promesses. Oualas, Jalil Tijani, Mimo Lazrak, John Sulo, Sarah Lélé, Mehdi Bousaidan, Bouder, et l’invité d’honneur Gad El Maleh se sont succédé sur scène, dans un esprit de complicité, d’authenticité et de proximité avec le public. Les rires ont résonné dans la salle, portés par des styles et des univers variés, qui ont su faire dialoguer les générations comme les cultures.
Dans leur mot d’ouverture, les fondateurs du festival, Saâd Lahjouji et Myriam Bouayad, ont rappelé la philosophie qui anime Comediablanca depuis sa création. « Ce que nous voulions créer, c’est un espace où l’on rit ensemble, où les langues, les origines ou les histoires se croisent et s’embrassent autour d’un rire commun. »
« On voulait créer un événement où l’humour rassemble, où on peut rire de tout, tous ensemble, sans frontières. »
Un propos relayé par l’Ambassadeur du Maroc en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg, Mohamed Ameur, qui a pris la parole pour saluer l’initiative : « Le rire n’est pas anodin, mais un langage universel, un espace d’évasion et un pont entre les cultures. »
« Le rire nous rappelle que malgré nos différences, nous partageons la même humanité. »
Comediablanca ne se contente pas de faire rire. Il se veut aussi un outil de rayonnement, un moyen d’exporter une culture marocaine ouverte, jeune et résolument tournée vers le dialogue. Bruxelles marque la troisième étape de cette tournée internationale, après Paris et Abidjan. Prochain arrêt : Montréal, au mois de mai, avant un retour à Casablanca, où tout a commencé.
