L’Espagne a enregistré plus d’un million de demandes de régularisation déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, à l’issue du dispositif exceptionnel ouvert à la mi-avril et clôturé mardi.
Cette opération, lancée par décret royal le 14 avril et ouverte aux dépôts entre le 16 avril et le 30 juin, devait initialement concerner environ 500 000 personnes selon les estimations du gouvernement espagnol. Le volume final des dossiers dépasse donc largement les prévisions de départ.
Les autorités espagnoles disposent désormais de trois mois pour examiner les demandes et se prononcer sur l’octroi d’un permis de séjour et de travail. Ce titre, lorsqu’il sera accordé, ne sera valable que sur le territoire espagnol.
Pour accéder à ce dispositif, les demandeurs devaient justifier d’au moins cinq mois de présence en Espagne au 1er janvier 2026 et présenter un extrait de casier judiciaire vierge.
Cette régularisation exceptionnelle s’inscrit dans un contexte marqué par les besoins du marché du travail espagnol, le vieillissement de la population et les difficultés démographiques de certaines régions. Le gouvernement défend une approche migratoire encadrée, fondée sur des voies légales et organisées.
Madrid a également annoncé le lancement d’un Plan d’intégration et de citoyenneté, doté d’un budget initial de 500 millions d’euros pour sa première année de mise en œuvre.

