L’Espagne franchit un nouveau seuil dans l’emploi des travailleurs étrangers. En mai, 3,36 millions de ressortissants étrangers étaient affiliés à la Sécurité sociale, un niveau jamais atteint selon les données publiées par le ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations.
La progression est nette sur un an, avec 288.717 affiliés supplémentaires. Sur un mois, l’emploi étranger a gagné 111.301 personnes, porté principalement par l’agriculture et l’hôtellerie. Cette dynamique dépasse largement celle de l’ensemble du marché du travail espagnol, avec une croissance de 9,4 % pour les travailleurs étrangers contre 2,5 % pour l’ensemble des affiliés.
Le ministère espagnol avait déjà relevé début juin un record global du marché du travail, avec plus de 22,3 millions d’affiliés à la Sécurité sociale en mai, dans un contexte de forte progression de l’emploi.
Les ressortissants étrangers représentent désormais 14,7 % des affiliés à la Sécurité sociale en Espagne. Leur présence est particulièrement élevée dans l’hôtellerie, où ils comptent pour 30,4 % des effectifs, devant l’agriculture avec 28,8 % et le bâtiment et les travaux publics avec 25,1 %.
Le Maroc reste le premier pays d’origine des travailleurs étrangers affiliés. Près de 420.000 Marocains cotisent à la Sécurité sociale espagnole, devant les Roumains, au nombre de 355.087, les Colombiens avec 291.371 affiliés et les Vénézuéliens avec 231.635.
Près de 30 % des travailleurs étrangers affiliés proviennent de pays de l’Union européenne. Le reste est issu de pays tiers, ce qui confirme le poids croissant de l’immigration extra-européenne dans plusieurs secteurs clés de l’économie espagnole.
Les hausses les plus importantes enregistrées en mai concernent l’agriculture, l’hôtellerie, l’administration publique, les activités sportives, artistiques et de divertissement, ainsi que les services administratifs et de soutien.
Cette évolution confirme la place des travailleurs étrangers dans le marché de l’emploi espagnol. Leur contribution apparaît déterminante dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, où la demande continue de progresser à l’approche de la saison estivale.

