L’Espagne a recensé 101 décès attribués aux fortes chaleurs au mois de mai, un niveau record pour cette période depuis 2015, selon le ministère espagnol de la Santé.
Ce bilan est 3,6 fois supérieur à la moyenne observée au cours des dix dernières années, d’après les données du Système de surveillance de la mortalité quotidienne, présentées par la ministre de la Santé, Mónica García.
Les décès ont principalement touché des femmes âgées. Ils se sont concentrés dans le nord du pays, notamment au Pays basque, dans les Asturies et en Galice, des régions habituellement moins exposées aux épisodes de chaleur intense.
Le ministère explique cette hausse par un épisode de chaleur particulièrement intense et durable. Selon l’Agence nationale de météorologie, les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10 à 15 degrés dans certaines zones.
Mónica García a alerté sur la précocité croissante de ces vagues de chaleur. Lorsqu’elles surviennent tôt dans l’année, les populations ne sont pas encore pleinement acclimatées, ce qui augmente les risques sanitaires, surtout pour les personnes les plus vulnérables.
Entre 2015 et 2025, l’Espagne a enregistré 27.564 décès attribuables à l’excès de chaleur. L’année 2022 reste la plus meurtrière sur cette période, avec 4.789 décès recensés.
Le ministère a également actualisé les seuils de température à partir desquels les risques pour la santé augmentent, en tenant compte des différences entre les régions.
La ministre a appelé à renforcer les mesures d’adaptation au changement climatique, notamment dans les établissements scolaires. Elle a rappelé que les enfants font partie des populations les plus exposées aux effets des températures extrêmes.

