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Paris célèbre l’héritage musical andalou du Maroc

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La deuxième édition du festival Andaloussiyat s’est ouverte vendredi soir à l’Institut du Monde Arabe, à Paris, avec une programmation consacrée au patrimoine musical arabo-andalou marocain. Organisé jusqu’au 3 juin en partenariat avec l’Association des amateurs de la musique andalouse du Maroc, ce rendez-vous met en avant la richesse des traditions musicales du Royaume et leurs différentes expressions.

Le concert d’ouverture a été confié à Ali Rebbahi, qui a proposé un parcours musical mêlant musique andalouse, madih et samaâ soufi. Devant une salle comble, l’artiste a porté un répertoire où la tradition savante de Al Ala croisait la ferveur spirituelle des chants sacrés, accompagné par des musiciens et des mounchidines.

La soirée a installé une atmosphère recueillie, marquée par la rencontre entre exigence musicale et profondeur spirituelle. La voix d’Ali Rebbahi, portée par l’orchestre et les chants des mounchidines, a donné au public parisien un aperçu d’un héritage où l’esthétique et la mémoire religieuse avancent souvent ensemble.

L’artiste s’est dit heureux de se produire à Paris, au sein de l’Institut du Monde Arabe, avec un ensemble de musiciens et de mounchidines reconnus sur les scènes nationale et internationale. Il a expliqué que le programme présenté réunissait la musique andalouse, le madih et le samaâ soufi autour de textes de grands poètes.

Cette rencontre artistique, organisée à l’occasion de Aïd al Adha, a également été pensée comme un moment de proximité avec les Marocains résidant à l’étranger. Pour Ali Rebbahi, elle permet de partager avec eux les valeurs spirituelles et culturelles attachées à ce patrimoine ancestral.

Mounir Sefrioui, vice-président de l’Association des amateurs de la musique andalouse du Maroc, a rappelé pour sa part la dimension soufie présente dans la musique andalouse. Il a estimé que le concert d’Ali Rebbahi illustrait cette rencontre entre spiritualité et tradition marocaine.

Le responsable a aussi souligné la portée du festival Andaloussiyat, qu’il présente comme un rendez-vous international destiné à rapprocher les Marocains de Paris de leur héritage musical arabo-andalou, tout en permettant à un public étranger de découvrir cet art.

La programmation se poursuit avec plusieurs concerts et ateliers d’initiation aux instruments clés de cette tradition. L’Association des Ambassadeurs de la Musique Andalouse Marocaine en France est attendue le 30 mai, suivie des Haddarates de Chefchaouen le 31 mai. L’Orchestre de Rabat, dirigé par Mohamed Amine Debbi, se produira avec Bahaa Ronda le 2 juin.

Le festival prendra fin le 3 juin avec une conférence consacrée à l’anthologie de la musique arabo-andalouse marocaine Al Ala, avant un concert de l’Orchestre Rawafid dirigé par Omar Metioui.

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