La finale du Mondial 2026 s’annonce déjà comme l’un des événements sportifs les plus chers de l’histoire récente. La FIFA a mis en vente des billets à 32.970 dollars pour le match du 19 juillet au MetLife Stadium, dans le New Jersey, un tarif près de trois fois supérieur au précédent plafond affiché pour les meilleures places de catégorie 1.
Cette envolée alimente les critiques contre la billetterie du tournoi, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, l’instance internationale applique une tarification dynamique, avec des prix susceptibles de varier selon la demande, les stocks disponibles et l’attractivité des rencontres.
La hausse ne concerne pas seulement la finale. Les demi-finales affichent elles aussi des montants très élevés, avec des billets dépassant les 10.000 dollars pour certaines places à Arlington et Atlanta. À mesure que le tournoi approche, l’accès aux dernières affiches semble donc s’éloigner d’une large partie des supporters.
La FIFA assume ce choix tarifaire en l’inscrivant dans les pratiques du marché nord-américain du sport et du divertissement. Elle défend l’idée qu’un prix trop bas favoriserait surtout la revente à des tarifs encore plus élevés. Cette position ne suffit pas à éteindre la polémique, d’autant que sa propre plateforme officielle de revente affiche déjà des montants spectaculaires pour la finale.
Aux États-Unis, le dossier a pris une tournure politique. Deux élus démocrates du New Jersey ont demandé des explications à Gianni Infantino sur le fonctionnement de la tarification dynamique, le nombre de billets encore disponibles, les prochaines phases de vente et les frais appliqués sur la revente officielle.
La flambée des billets s’ajoute aux inquiétudes sur le coût global du Mondial pour les supporters. Dans le New Jersey, le prix des transports publics vers le MetLife Stadium a été abaissé après des critiques, mais il reste largement supérieur au tarif habituel. Pour de nombreux fans, la fête mondiale du football prend déjà des airs d’événement réservé aux plus fortunés.

