Au Maroc, le niveau de bien-être mesuré par le Rapport mondial sur le bonheur 2026 reste inchangé. Le pays se positionne au 112e rang sur 147, un classement qui confirme l’absence d’évolution notable ces deux dernières années, loin du pic enregistré une décennie plus tôt. À l’échelle internationale, la Finlande conserve la tête du classement pour la neuvième année consécutive.
Réalisée par l’Université d’Oxford, l’étude s’appuie sur une combinaison d’indicateurs couvrant les revenus, la santé, les solidarités, les libertés individuelles et la perception de la corruption. Dans l’espace Moyen-Orient et Afrique du Nord, le Royaume apparaît au 14e rang sur 18 pays. Il se situe derrière l’Algérie et la Tunisie, tout en devançant la Jordanie et l’Égypte.
Les données mettent en lumière un recul du bien-être chez les jeunes sur une quinzaine d’années. L’usage des réseaux sociaux est évoqué parmi les facteurs explicatifs. Une consommation passive des contenus numériques est associée à une hausse du stress et à certains troubles liés à la santé mentale.
Le cas marocain présente toutefois une spécificité. La part des utilisateurs intensifs reste relativement contenue, autour de 15 %, un niveau inférieur à celui observé dans plusieurs pays de la région, notamment au Liban où elle approche les 45 %.
Au-delà des chiffres, le rapport souligne une évolution des critères qui influencent la perception du bien-être. Les seules données économiques ne suffisent plus à rendre compte du ressenti des populations, désormais davantage lié aux conditions sociales et aux attentes portées par les nouvelles générations.

