Le gouvernement espagnol a décidé d’étendre l’accès au système de santé aux personnes en situation irrégulière, dans le cadre de sa politique d’ouverture en matière d’immigration. La mesure a été annoncée mardi à l’issue du Conseil des ministres.
Selon la porte-parole du gouvernement, Elma Saiz, le nouveau texte reconnaît pour la première fois le droit à la protection et aux soins de santé pour les ressortissants étrangers ne résidant pas légalement sur le territoire espagnol.
Cette disposition concerne également les citoyens espagnols revenant temporairement dans le pays après avoir vécu à l’étranger, ainsi que ceux résidant hors d’Espagne lors de séjours ponctuels sur le territoire. Les membres de leur famille qui les accompagnent pourront également bénéficier de cet accès aux soins.
Pour mettre en œuvre cette réforme, l’exécutif a choisi d’adopter un décret royal. Ce mécanisme permet d’éviter un vote au Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité.
Depuis son arrivée au pouvoir, le Premier ministre Pedro Sánchez défend une approche plus ouverte de la politique migratoire, considérant l’immigration comme un levier de croissance économique pour l’Espagne.
Dans cette logique, le gouvernement a présenté fin janvier un plan de régularisation susceptible de bénéficier à environ 500.000 personnes. L’objectif affiché est de soutenir l’économie tout en répondant aux enjeux liés au vieillissement démographique.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une réforme adoptée en novembre 2024, qui prévoyait déjà la régularisation d’environ 300.000 personnes par an pendant trois ans.

