Le rôle des femmes marocaines dans la lutte nationale et dans la construction du Maroc moderne a été au cœur d’un colloque scientifique organisé lundi à Rabat par le Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération.
Placée sous le thème consacré au parcours des femmes marocaines durant les périodes du Protectorat et de l’Indépendance, cette rencontre a réuni des chercheurs et universitaires pour revenir sur l’engagement féminin dans le mouvement national et les défis auxquels ces militantes ont été confrontées.
Les échanges ont mis en lumière la contribution déterminante des femmes dans la lutte pour la liberté et l’indépendance du Royaume. Animées par un profond patriotisme, elles ont participé à différentes formes de résistance et ont pris part aux mobilisations nationales visant à défendre l’intégrité du pays et ses constantes.
Plusieurs figures marquantes de cette période ont été évoquées au cours du colloque. Parmi elles figure Fatima Zahra Bent Moulay Hassan Belghiti, considérée comme la première victime tombée lors de la manifestation du Mechouar à Marrakech le 15 août 1953. Le parcours de la militante nationaliste Malika El Fassi, seule femme signataire du Manifeste de l’Indépendance du 11 janvier 1944, a également été rappelé.
Les intervenants ont souligné l’importance accordée à l’éducation des jeunes filles durant la période de la lutte nationale, une orientation encouragée par feu S.M Mohammed V afin de permettre aux femmes d’occuper pleinement leur place dans la société marocaine.
Après l’indépendance, les femmes ont poursuivi leur engagement en contribuant aux efforts de construction d’un Maroc moderne et en participant activement aux dynamiques de développement du pays.
Sous le règne de S.M le Roi Mohammed 6, la place de la femme marocaine s’est renforcée dans différents domaines. Sa participation à la vie politique, à l’activité économique et aux initiatives sociales et culturelles témoigne de son rôle croissant dans l’évolution de la société.
Les interventions ont également rappelé que les femmes ont soutenu activement le mouvement national, y compris dans certaines formes de résistance armée, malgré les contraintes sociales de l’époque.
Le colloque a enfin permis de mettre en lumière le parcours de pionnières qui se sont illustrées dans les domaines du patrimoine culturel, notamment à travers la recherche archéologique, le travail muséal ou les études anthropologiques et historiques. Leur engagement a contribué à ouvrir des espaces longtemps dominés par les hommes et à renforcer la présence féminine dans le champ académique et scientifique.

