Le marché du crédit immobilier amorce un léger mouvement de détente en février 2026. Selon la nouvelle édition du baromètre publié par la plateforme afdal.ma, le taux annuel effectif global moyen s’établit à 5,50 %, en recul de 17 points de base sur un an. Il retrouve ainsi des niveaux observés en 2023. Le taux hors taxes ressort à 4,63 % et l’assurance décès-invalidité à 0,40 %, sur fond de concurrence accrue entre les douze établissements partenaires référencés.
Chez les fonctionnaires, la baisse est encore plus marquée. Le TAEG atteint 5,18 %, soit un repli de 14 points de base en un mois, la plus forte diminution mensuelle enregistrée depuis un an. Sur un crédit de 800 000 dirhams contracté sur 25 ans, l’avantage lié au dispositif PPR représente environ 18 000 dirhams d’économie.
Le baromètre met également en lumière une évolution notable du profil des emprunteurs. En février, les femmes affichent un montant moyen emprunté de 773 000 dirhams, contre 732 000 dirhams pour les hommes. Leur revenu moyen déclaré s’élève à 17 048 dirhams, contre 14 829 dirhams pour leurs homologues masculins.
L’assurance décès-invalidité, souvent perçue comme un coût secondaire, révèle des écarts significatifs selon les banques. Les taux varient de 0,17 % à 0,45 %. Sur un emprunt d’un million de dirhams sur 25 ans, la différence peut dépasser 84 000 dirhams.
La plateforme, qui regroupe plus de 4 000 offres issues de douze partenaires bancaires et comptabilise plus de 1,2 million de simulations depuis son lancement en octobre 2019, observe par ailleurs une montée en puissance des jeunes emprunteurs. Les 20-29 ans représentent désormais 22 % des simulations, signe d’un intérêt croissant des primo-accédants pour l’accession à la propriété.

