Le Maroc conserve sa note B1 dans le Country Risk Atlas 2026 publié par Allianz Trade. L’assureur-crédit le classe ainsi comme le pays le plus sûr d’Afrique pour les affaires.
Cette troisième édition du rapport passe en revue 83 économies représentant près de 94 pour cent du PIB mondial. L’évaluation repose sur un modèle actualisé chaque trimestre, intégrant des données économiques, politiques et commerciales propres à l’assureur.
Concernant le Royaume, l’étude met en avant une croissance jugée robuste, soutenue par la production industrielle, les investissements étrangers et le redressement du secteur agricole. Le pays est présenté comme un centre manufacturier tourné vers l’Europe et comme un acteur qui renforce ses ambitions énergétiques. Le tourisme figure également parmi les moteurs identifiés, porté notamment par l’organisation de grands événements sportifs.
Lluis Dalmau, économiste pour l’Afrique et le Moyen-Orient chez Allianz Trade, estime que le Maroc est engagé sur une trajectoire de croissance solide, adossée à ces dynamiques sectorielles.
Les notations de l’assureur combinent 17 indicateurs à court terme et 18 à moyen terme afin d’apprécier les risques de non-paiement au niveau macroéconomique, précise Luca Moneta, économiste senior pour les marchés émergents. L’outil se veut un instrument d’aide à la décision dans un environnement marqué par des tensions multiples.
À l’échelle mondiale, le rapport souligne une amélioration globale du risque pays en 2025. Trente-six économies ont vu leur note relevée, contre quatorze dégradations. Parmi les pays dont la situation s’est améliorée figurent l’Argentine, l’Équateur, la Hongrie, l’Italie, l’Espagne, la Turquie et le Vietnam.
Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Allianz Trade, attribue ces révisions à des fondamentaux macroéconomiques plus solides et à des politiques budgétaires et monétaires plus accommodantes. Dans plusieurs marchés émergents, l’amélioration des conditions de financement et la hausse des prix des matières premières ont contribué à alléger certaines contraintes liées aux transferts et à la convertibilité.
L’assureur note toutefois que le nombre de dégradations a presque triplé par rapport à 2024. Aylin Somersan Coqui, directrice générale d’Allianz Trade, évoque un contexte mondial traversé par des chocs et des mutations structurelles, appelant les entreprises à adopter une approche sélective et à renforcer la gestion de leurs risques.
Basé à Paris, Allianz Trade est présent dans plus de quarante pays et emploie 5 800 collaborateurs. En 2024, son chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 3,8 milliards d’euros, pour une exposition de 1 400 milliards d’euros en transactions commerciales assurées.

