La 21e édition du Festival Timitar – Signes et cultures s’est achevée samedi soir à Agadir après trois jours de concerts et de rencontres musicales. Organisé sous le Haut Patronage de S.M le Roi Mohammed 6, l’événement a réuni un public nombreux à la Place Al Amal et au Théâtre de Verdure.
La dernière soirée a fait dialoguer les répertoires amazigh, gnaoui et arabe avec des créations plus contemporaines. À la Place Al Amal, la troupe Ahwach du Grand Sud a ouvert les festivités avec des chants, des danses collectives et des rythmes tirés du patrimoine amazigh.
DJ H-Brown a ensuite proposé deux passages sur scène. Son univers a associé des sonorités électroniques à des motifs musicaux amazighs, dans une mise en scène portée par d’importants jeux de lumière.
Hamid El Kasri a livré l’un des moments les plus suivis de la soirée. Accompagné des maâlems Mehdi Nassouli et Mehdi Qamoum, il a revisité plusieurs morceaux du répertoire gnaoui. Le guembri s’est mêlé à la guitare électrique, au saxophone et aux rythmes africains devant un public particulièrement réceptif.
La scène a ensuite accueilli Ragheb Alama. Le chanteur libanais a parcouru plusieurs périodes de sa carrière à travers des titres connus comme Nasini El Donya, Istimara 6, Elli Baana et Bint El Sultan. Il a également présenté pour la première fois en concert sa nouvelle chanson Mazajiyi.
Le groupe amazigh Oudaden a refermé les concerts de la Place Al Amal avec plusieurs morceaux inspirés du patrimoine musical amazigh.
Au Théâtre de Verdure, Fatima Tachtoukt, Fatima Tabaamrant et Abeer Nehme ont partagé l’affiche. Leurs prestations ont rapproché poésie, chant amazigh et musique arabe contemporaine.
Durant trois jours, Timitar a réuni des artistes marocains et étrangers autour d’une programmation mêlant musiques amazighes, arabes, africaines et internationales. Cette diversité a une nouvelle fois porté la devise du festival, fondée sur l’accueil des musiques du monde par les artistes amazighs.

