Le nombre de bénéficiaires des activités sportives scolaires a atteint 1,2 million en 2024, a indiqué mardi à Rabat le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Cette progression est le résultat de la diversification de l’offre sportive scolaire mise en place ces dernières années.
S’exprimant à la Chambre des conseillers lors de la séance mensuelle consacrée aux questions de politique générale, le Chef du gouvernement a précisé que les activités sportives scolaires ne concernaient pas plus de 240 800 élèves en 2021, aux niveaux national et régional. À cette période, l’offre se limitait à 20 disciplines sportives. Ce chiffre est passé à 895 000 bénéficiaires en 2023, avant d’atteindre environ 1,2 million en 2024, couvrant désormais 50 disciplines.
Aziz Akhannouch a souligné que la justice spatiale dans le domaine du sport ne dépend pas uniquement des infrastructures, mais repose également sur le renforcement du rôle de l’école en tant qu’espace central de la pratique sportive. Il a mis en avant l’importance stratégique de la transformation qu’a connue le sport scolaire au cours des dernières années.
Selon le Chef du gouvernement, cette évolution signifie concrètement que des millions d’enfants, aussi bien en milieu urbain que rural, ont trouvé dans l’école un cadre régulier pour la pratique sportive. Il a estimé que cette dynamique rompt avec toute logique de sélectivité sociale ou territoriale, faisant du sport scolaire un véritable levier d’équité.
Il a également relevé que l’élargissement de la base de la pratique sportive, notamment à travers l’école, nécessite un investissement constant dans les ressources humaines. Le développement du sport scolaire implique, selon lui, la mobilisation de cadres qualifiés, une formation continue et une coordination renforcée entre les différents intervenants.
Le Chef du gouvernement a enfin indiqué que cette dynamique ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie du sport. Le développement des infrastructures, l’organisation de grandes manifestations et la hausse de la demande créent des opportunités réelles dans les domaines de l’encadrement, de la gestion, de l’entretien et des services, permettant de transformer cet élan en valeur ajoutée au profit des régions, au-delà d’une simple charge budgétaire conjoncturelle.




