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Situation hydrique : les réserves des barrages grimpent à 64 %

Situation hydrique : les réserves des barrages grimpent à 64 %

Les réserves d’eau stockées dans les barrages du Royaume affichent une amélioration nette et continue. Au 5 février, elles dépassent les 10,7 milliards de mètres cubes, selon les données actualisées. Cela correspond à un taux global de remplissage de 64,1 %, contre 27,7 % à la même date en 2025. En un an, les niveaux ont plus que doublé, marquant une progression de 130 %.

Cette dynamique positive est portée par une succession d’apports hydriques survenus ces dernières semaines dans plusieurs régions. En l’espace de 24 heures, plusieurs ouvrages ont reçu des volumes significatifs, renforçant les stocks à l’échelle nationale.

Dans le nord, les bassins du Loukkos et du Sebou enregistrent les taux les plus élevés. Le Loukkos atteint 87 %, avec plusieurs barrages à pleine capacité. Le bassin du Sebou, l’un des plus stratégiques du pays, affiche 83,5 %, avec des ouvrages majeurs comme Al Wahda et Idriss Ier au-dessus des 75 %.

Le centre du pays présente une situation contrastée. Le bassin du Bouregreg atteint un niveau élevé, proche de 94 %, sécurisant l’approvisionnement en eau potable notamment sur l’axe Rabat-Casablanca. Plus au sud, l’Oum Er-Rbia reste en retrait avec 36,7 %, malgré une légère amélioration due aux apports récents. Le Tensift affiche un taux proche de 81,6 %, avec des variations selon les barrages.

À l’est, le bassin de la Moulouya atteint 51,9 %, une progression notable par rapport à l’année précédente. Le Guir-Ziz-Ghéris enregistre 59,2 %, confirmant une reprise progressive dans une zone marquée par la rareté de la ressource.

Au sud, les niveaux restent plus bas. Le bassin du Souss-Massa atteint 53,9 %, avec des écarts importants entre ouvrages. Le Drâa-Oued Noun affiche 32,4 %, malgré une amélioration lente.

Le franchissement du seuil des 10 milliards de mètres cubes confirme un redressement global de la situation hydrique, amorcé au début de la saison. Une évolution jugée encourageante, bien qu’elle reste conditionnée par la poursuite des précipitations et par une gestion rigoureuse de la ressource dans les mois à venir.

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