La mise en œuvre de la régionalisation avancée au Maroc continue de mobiliser les plus hauts niveaux de l’État. Une réunion de suivi s’est tenue jeudi au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat, rassemblant plusieurs membres du gouvernement, des représentants des Régions, ainsi que les walis du Royaume. L’objectif ? Faire le point sur l’état d’avancement de ce chantier stratégique et tracer les priorités de la prochaine phase.
Au cœur des échanges, la présentation d’un bilan d’étape couvrant les actions menées jusqu’à présent. Parmi les réalisations majeures figurent l’élaboration des schémas régionaux d’aménagement du territoire et des programmes de développement régionaux dans les 12 régions du Royaume. Le transfert des crédits budgétaires vers les conseils régionaux a, lui aussi, franchi un seuil inédit, atteignant un taux de réalisation de 100 % pour l’année 2025.
La rencontre a permis d’aborder les principaux obstacles qui freinent encore une pleine opérationnalisation de la régionalisation avancée. Deux chantiers restent particulièrement sensibles : l’activation effective de la Charte de la déconcentration administrative et la définition des compétences régionales, ainsi que les modalités de financement de cette nouvelle organisation territoriale.
Les travaux ont également porté sur le projet de feuille de route en cours d’élaboration, conformément aux Hautes Orientations Royales formulées dans le Message adressé par S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, aux participants aux deuxièmes Assises nationales sur la régionalisation avancée, organisées en décembre 2024 à Tanger. Le Souverain y avait appelé à définir une vision claire, partagée et structurée pour accélérer le processus.
Cette feuille de route s’appuie sur les conclusions des Assises, ainsi que sur les quatre conventions signées en marge de l’événement, et tient compte des grandes orientations du Discours du Trône 2025, en particulier en ce qui concerne le lancement d’une nouvelle génération de programmes territoriaux.
Quatre axes stratégiques structurent le document : le soutien à l’investissement productif et à l’emploi, l’amélioration des infrastructures et des services de base en zones urbaines et rurales, la gestion rationnelle des ressources en eau, en énergie et en environnement, et enfin, la consolidation de la mise à niveau territoriale intégrée.
Le projet de feuille de route, tel qu’approuvé à l’issue de la réunion, prévoit 97 mécanismes d’action, dont 35 seront mis en œuvre en priorité. Le lancement de ces mesures est prévu à partir de février 2026, avec des actions programmées à court et très court termes.




