La participation des femmes aux processus électoraux demeure un levier essentiel pour consolider la démocratie, a affirmé à Rabat Nouzha Bouchareb, présidente de la Fondation ConnectinGroup International, lors d’une table ronde consacrée à la représentativité féminine dans les instances décisionnelles.
Organisée avec l’appui de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, cette rencontre s’inscrit dans le contexte des élections prévues en 2026, sur fond d’intérêt croissant pour les questions d’égalité et d’inclusion.
Face à un public composé d’acteurs politiques, institutionnels et associatifs, Nouzha Bouchareb a estimé que l’effectivité de la démocratie passe par une présence accrue des femmes dans les centres de décision, appelant à des mesures concrètes pour faciliter leur accès aux responsabilités.
Les échanges ont permis de dresser un état des lieux de la participation féminine au Parlement marocain, où les femmes représentent environ 24 % des membres de la Chambre des représentants. Leur présence au sein des partis politiques reste limitée, oscillant entre 8 et 9 %.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer la présence des femmes à des postes de premier plan, notamment à la tête des institutions élues, qu’il s’agisse des chambres parlementaires ou des collectivités territoriales.
L’expérience du Rwanda a été mise en avant comme référence en matière d’inclusion. Dans ce pays, la représentation féminine dans les instances décisionnelles atteint 64 %.
Intervenant lors de cette rencontre, Shakilla K. Umutoni, ambassadrice du Rwanda au Maroc, a rappelé que cette évolution est le résultat de réformes profondes engagées après le génocide contre les Tutsis de 1994, avec une politique volontariste en faveur de l’égalité.
Elle a évoqué un dispositif reposant sur un système électoral adapté, un accompagnement des candidates et un suivi structuré, permettant d’ancrer durablement la parité dans la gouvernance.

