La France a confirmé lundi un premier cas d’hantavirus chez une passagère rapatriée du navire MV Hondius, touché par un foyer infectieux identifié à bord. La patiente faisait partie des cinq ressortissants français évacués puis ramenés par avion dimanche, avant d’être prise en charge dans un établissement spécialisé en maladies infectieuses.
Son état de santé s’est dégradé dans la nuit suivant son retour en France. Elle avait déjà présenté des symptômes durant le vol, avant que les analyses ne confirment l’infection. Les quatre autres passagers français rapatriés font l’objet d’un suivi médical et doivent être soumis à de nouveaux tests.
Les autorités sanitaires françaises ont renforcé les mesures d’isolement autour des personnes exposées. Un décret publié au Journal officiel prévoit une période de quarantaine ou d’isolement pouvant atteindre 42 jours pour les personnes ayant séjourné à bord du MV Hondius entre le 1er avril et le 10 mai, après évaluation médicale et épidémiologique.
Vingt-deux cas contacts ont également été identifiés en France. Ils concernent notamment des passagers de deux vols internationaux empruntés le 25 avril, l’un entre Sainte-Hélène et Johannesburg, l’autre entre Johannesburg et Amsterdam. Les autorités entendent suivre ces personnes afin de limiter tout risque de propagation.
Le dossier doit faire l’objet d’un nouveau point de situation à Matignon, sous l’autorité du Premier ministre Sébastien Lecornu. Le gouvernement français dit maintenir une vigilance élevée, tout en appelant à éviter la panique face à un virus déjà connu des autorités sanitaires.
Le foyer du MV Hondius a été signalé à l’Organisation mondiale de la Santé après l’apparition de plusieurs cas parmi les passagers. L’OMS recensait, au 7 mai, huit cas signalés, dont cinq confirmés et trois décès. Des données actualisées rapportées par des médias évoquent désormais six cas confirmés parmi huit suspects, toujours avec trois décès liés à cette crise sanitaire.

