Le plan de reconstruction de Gaza porté par Donald Trump se heurte à une réalité budgétaire fragile. Malgré les annonces faites à Washington, les financements tardent à se matérialiser, ralentissant la mise en œuvre du dispositif prévu.
Parmi les États engagés, seuls quelques-uns ont effectivement débloqué des fonds. Le Maroc figure dans ce groupe restreint, aux côtés des Émirats arabes unis et des États-Unis. Les montants mobilisés restent toutefois limités, très en deçà des besoins annoncés pour la reconstruction du territoire.
Ce manque de ressources pèse directement sur le déploiement du Comité national chargé de l’administration de Gaza. Composée de technocrates palestiniens, cette structure n’a toujours pas pu s’installer sur le terrain, faute de garanties financières et sécuritaires suffisantes.
Les discussions engagées autour de la transition politique n’ont pas abouti. L’absence de financement bloque toute avancée concrète, alors même que certaines déclarations laissaient entrevoir une évolution de la gouvernance locale.
En attendant, les membres du comité restent basés au Caire, dans l’impossibilité de lancer leurs missions. Leur rôle doit pourtant être central dans la gestion des institutions civiles et des forces de sécurité.
Sur le terrain, la situation demeure critique. Les infrastructures sont largement détruites et les besoins de reconstruction se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Le cessez-le-feu en vigueur n’a pas permis d’apaiser durablement les tensions.
Les négociations sur les questions sécuritaires restent, elles aussi, dans l’impasse. Les positions divergentes des parties concernées entretiennent l’incertitude et alimentent le risque d’une reprise des violences.

