Près d’un tiers des transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger provient de France, soit environ 3,3 milliards d’euros par an. Ce chiffre a été mis en avant à Rabat lors d’une rencontre organisée à l’occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille.
La France représente environ 31 % des flux reçus par le Maroc, ce qui en fait le premier pays d’origine des transferts vers le Royaume. Ces envois traduisent l’intensité des liens humains, sociaux et économiques entre les deux pays, mais aussi le poids de la solidarité familiale dans les relations franco-marocaines.
Ces fonds jouent un rôle important dans la résilience des ménages. Ils permettent de soutenir les familles, de financer certaines dépenses essentielles, notamment l’éducation, et de contribuer au développement local, en particulier dans les territoires les plus vulnérables.
À l’échelle mondiale, les transferts de fonds représentent près de 600 milliards d’euros et concernent environ un milliard de personnes. Au Maroc, les quelque cinq millions de Marocains résidant à l’étranger contribuent fortement à l’économie nationale, avec des transferts annuels avoisinant 120 milliards de dirhams.
L’enjeu porte désormais sur la capacité à renforcer l’impact de ces ressources. Les partenaires institutionnels engagés dans ce chantier mettent l’accent sur la réduction des coûts, la simplification des transferts et l’inclusion financière, notamment pour les femmes et les populations rurales.
Le programme DigitRemit s’inscrit dans cette démarche. Il vise à promouvoir des solutions numériques et inclusives afin de mieux mobiliser les transferts des MRE au service du développement local, de l’autonomisation économique des femmes et des opportunités offertes aux jeunes.
Pour le Fonds international de développement agricole, les transferts ne doivent pas être envisagés uniquement comme un soutien aux ménages. Leur impact peut être renforcé lorsqu’ils sont associés à la digitalisation, à l’inclusion financière et à l’investissement productif, en particulier dans les zones rurales.
La rencontre a réuni plusieurs partenaires autour de ces enjeux, dont le FIDA, l’ambassade de France au Maroc, Bank Al-Maghrib, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ainsi que la délégation de l’Union européenne au Maroc.

