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L’OIM appelle à faire des diasporas des partenaires de crise

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Les transferts de fonds envoyés par les diasporas occupent désormais une place majeure dans les équilibres économiques des pays à revenu faible et intermédiaire. Une étude publiée vendredi par l’Organisation internationale pour les migrations estime que ce potentiel reste encore insuffisamment intégré dans les mécanismes de réponse aux crises et de relèvement.

Selon l’OIM, les communautés de la diaspora disposent d’atouts spécifiques lors des situations d’urgence. Elles peuvent mobiliser rapidement des ressources, s’appuyer sur des réseaux de confiance et atteindre des populations touchées avec une connaissance fine des réalités locales, sociales et culturelles.

Le rapport relève toutefois que ces acteurs restent encore partiellement associés aux dispositifs humanitaires formels, malgré leur capacité à intervenir avant, pendant et après les crises. L’organisation plaide ainsi pour des partenariats plus structurés entre les diasporas, les bailleurs de fonds, les organisations humanitaires et les institutions locales.

L’étude s’appuie sur plusieurs cas, notamment en Haïti, au Liban, aux Philippines, en Somalie et en Ukraine. Elle cite la mobilisation de plus de 100 organisations issues de la diaspora dans les jours qui ont suivi le séisme de 2021 en Haïti, comme exemple de réactivité collective face à une catastrophe.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement financier plus large. En 2024, les transferts de fonds des diasporas vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint environ 700 milliards de dollars. Ce montant dépasse l’aide publique au développement et les investissements directs étrangers réunis.

Le rapport met aussi en avant le rôle des diasporas dans la préparation aux crises et dans le relèvement. Leur engagement peut contribuer aux systèmes d’alerte précoce, à la mise en place d’abris plus sûrs, à l’accès aux soins, à des mécanismes de financement innovants et à des initiatives portées directement par les communautés concernées.

L’OIM identifie plusieurs priorités pour mieux exploiter ce potentiel. Elle recommande des financements plus flexibles, des outils numériques de coordination, des partenariats renforcés autour des données et un appui ciblé au développement des capacités des organisations de diaspora.

Cette étude s’inscrit dans les travaux de l’organisation en vue de sa future stratégie diaspora. L’objectif est de faire de l’engagement des communautés installées à l’étranger un pilier plus central de son action humanitaire et de ses programmes de relèvement.

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