Depuis Paris, Amal El Fellah Seghrouchni a mis en avant le rôle central que peut jouer l’intelligence artificielle dans l’atteinte des objectifs de développement durable, lors du forum « Investir en Afrique » organisé par le média français L’Opinion en partenariat avec le CIAN.
Selon la ministre, les technologies liées à l’IA pourraient contribuer à la réalisation d’une large part de ces objectifs, notamment dans des domaines comme la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire ou encore la lutte contre les changements climatiques.
Le Maroc s’inscrit dans cette dynamique en déployant une stratégie visant à construire une intelligence artificielle souveraine, éthique et inclusive. Parmi les initiatives engagées figure la mise en place d’un hub digital arabo-africain, soutenu par le Programme des Nations Unies pour le développement, destiné à structurer un écosystème régional autour de ces technologies.
Au niveau national, le Royaume s’appuie également sur les Instituts Jazari, organisés en réseau à l’échelle des régions, avec l’objectif de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Ces structures rassemblent chercheurs, entrepreneurs, donneurs d’ordres et fournisseurs de données dans une logique de synergie.
Dans le même esprit, un hackathon baptisé « RamadanIA » a été déployé dans les douze régions du pays. Une quarantaine de projets en sont issus, avec une phase finale prévue pour accompagner les initiatives sélectionnées à travers des mécanismes d’incubation et de financement.
La ministre a également insisté sur l’importance du déploiement des infrastructures numériques, notamment la 5G, appelée à se généraliser à l’horizon 2030, en lien avec les échéances internationales que s’apprête à accueillir le Royaume.
Enfin, elle a souligné l’ouverture du Maroc à la coopération internationale dans ce domaine, illustrée notamment par le lancement d’un centre de recherche et développement en partenariat avec la société française Mistral AI.

