L’Espagne a remporté dimanche à New Jersey la deuxième Coupe du monde de son histoire en battant l’Argentine 1-0 après prolongation. La sélection dirigée par Luis de la Fuente succède ainsi à l’Albiceleste, tenante du titre.
Le but décisif a été inscrit par Ferran Torres durant la prolongation, après une finale longtemps indécise. Les Espagnols avaient jusque-là buté sur Emiliano Martínez, auteur de plusieurs interventions devant les attaquants de la Roja.
Ce nouveau sacre intervient seize ans après le titre décroché en Afrique du Sud. Il marque l’aboutissement du redressement engagé par une sélection qui avait perdu de son influence après avoir dominé le football international entre 2008 et 2012.
L’Espagne avait quitté la Coupe du monde dès la phase de groupes en 2014. Elle avait ensuite été éliminée en huitièmes de finale par la Russie en 2018, puis par le Maroc quatre ans plus tard.
La génération actuelle a progressivement ramené la Roja parmi les grandes puissances du football. Son titre européen obtenu en 2024 avait déjà confirmé cette dynamique. Deux ans plus tard, elle s’impose sur la scène mondiale au terme d’un parcours durant lequel elle a successivement écarté l’Autriche, le Portugal, la Belgique, la France et l’Argentine.
L’équipe espagnole s’est appuyée sur sa maîtrise collective, sa rigueur tactique et sa capacité à conserver le ballon. Elle a également affiché une grande solidité défensive, avec un seul but encaissé pendant toute la compétition.
Face à l’Argentine de Lionel Messi, l’Espagne a conservé son organisation jusqu’à trouver la faille. Cette victoire lui permet d’effacer les désillusions des trois précédentes éditions et de rejoindre les sélections ayant remporté la Coupe du monde à plusieurs reprises.
Le titre obtenu à New Jersey ouvre un nouveau chapitre pour la Roja, désormais championne d’Europe et du monde en l’espace de deux ans.

