Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran, les États-Unis et Israël, les prix du pétrole devraient rester élevés en 2026. C’est ce que prévoit un rapport publié par le cabinet canadien Deloitte, qui met en avant la persistance des tensions sur les marchés énergétiques.
Selon ces estimations, le baril de West Texas Intermediate pourrait s’établir autour de 85 dollars cette année, avant de refluer à 75 dollars en 2027. Une révision nette à la hausse par rapport aux projections formulées quelques mois plus tôt, lorsque le cabinet anticipait un niveau bien inférieur, proche de 58 dollars.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une forte incertitude. Les marchés restent sensibles aux développements géopolitiques, avec des variations rapides à court terme. Le cessez-le-feu annoncé a d’ailleurs entraîné un repli des cours, le WTI perdant une part significative de sa valeur pour se situer autour de 96 dollars le baril en cours de séance mercredi.
Malgré ce recul, les prix demeurent nettement supérieurs à ceux observés avant l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Le conflit, qui a touché plusieurs pays de la région, a fortement perturbé l’approvisionnement mondial, réduisant une part importante des volumes disponibles en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
Dans ce contexte, le rapport souligne également des perspectives d’activité soutenue dans le secteur énergétique canadien, notamment en matière de fusions et acquisitions, portées par la recomposition du marché.

