Porté par tout un peuple, le Maroc a frôlé son deuxième titre continental. Mais au terme d’une finale âpre et cruelle, c’est le Sénégal qui repart avec le trophée, grâce à un but en prolongation de Pape Gueye (1-0). Une issue déchirante pour les Lions de l’Atlas, héroïques jusqu’à la dernière seconde.
Les regrets seront nombreux. Il y a cette panenka manquée de Brahim Diaz dans le temps additionnel, la barre transversale de Nayef Aguerd, les occasions franches d’En-Nesyri, El Kaabi ou Ezzalzouli, l’arrêt magistral de Bono dans les prolongations. Il y a surtout cette sensation d’avoir tout tenté, d’avoir tout donné, et de tomber si près du but, à domicile, devant des tribunes entièrement rouges, unies derrière leur équipe.
Car le Maroc a joué cette finale avec le cœur. Dominés par instants, les hommes de Walid Regragui n’ont jamais rompu. Ils ont continué à pousser même après l’ouverture du score sénégalaise, même à bout de souffle. Ils auraient pu égaliser. Ils auraient mérité mieux.
Le scénario, lui, restera dans les mémoires. Une tension permanente, un penalty accordé dans les derniers instants du temps réglementaire, une décision contestée par les Sénégalais qui quittent la pelouse, une attente interminable, puis ce tir non transformé. Et enfin ce missile de Pape Gueye, venu punir le Maroc dès l’entame des prolongations.
Les dernières minutes sont irrespirables. Bono monte sur corner. Tout le stade retient son souffle. Mais la chance ne reviendra pas.
Le Sénégal décroche sa deuxième CAN, quatre ans après celle de 2021. Le Maroc, lui, voit passer une occasion historique, vingt ans après son dernier podium continental. Mais cette génération, portée par une jeunesse brillante et des cadres exemplaires, a marqué les esprits. Et ce public, fidèle jusqu’au bout, ne l’a pas abandonnée.
