Le salaire minimum augmentera de 2,4 % en France à partir du 1er juin, a annoncé mercredi le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Cette revalorisation représentera environ 44 euros bruts supplémentaires par mois pour un salarié rémunéré au Smic.
Cette hausse intervient dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat, marqué par une reprise de l’inflation et par la flambée des prix du carburant liée à la crise au Moyen-Orient. Le gouvernement français présente cette mesure comme l’un des leviers destinés à soutenir les ménages aux revenus modestes.
Le ministre a également évoqué deux autres dispositifs. Une prime carburant d’environ 50 euros sera versée à partir du 27 mai à près de trois millions de personnes effectuant de longs trajets. La prime d’activité doit, elle aussi, être revalorisée au 1er juillet, avec un gain annoncé de 50 euros par mois pour environ trois millions de foyers.
La nouvelle hausse du Smic dépasse légèrement les anticipations du gouvernement. Après une première revalorisation de 1,18 % au 1er janvier, l’exécutif tablait récemment sur une progression d’au moins 2 % en juin si l’inflation observée en avril se confirmait.
Les derniers chiffres de l’Insee font état d’une hausse des prix à la consommation de 2,2 % sur un an en avril. En France, le Smic est automatiquement revalorisé lorsque l’inflation dépasse le seuil de 2 %.
Avec cette augmentation, le salaire minimum devrait atteindre environ 12,3 euros bruts de l’heure, soit 1.867 euros bruts par mois pour un temps plein, selon les estimations relayées par les médias français.

