L’Espagne fait face ce lundi à une journée de fortes perturbations ferroviaires, après l’appel à une grève de 24 heures lancé par le Syndicat ferroviaire. Le mouvement, qui intervient au début de la période des grands départs estivaux, entraîne l’annulation de 320 trains à travers le pays.
La Renfe a supprimé 98 trains à grande vitesse et longue distance sur les 360 prévus, conformément aux services minimums arrêtés par le ministère des Transports et de la Mobilité durable. Au total, 262 circulations sont maintenues sur ces lignes, soit 73 pour cent du trafic habituel.
Les liaisons de moyenne distance sont également touchées. Sur 642 trains programmés, 222 ont été annulés, tandis que 420 restent en circulation, ce qui représente 65 pour cent de l’offre normale.
Le trafic de banlieue fonctionne sous régime réduit, avec un service minimum fixé à 75 pour cent aux heures de pointe et à 50 pour cent le reste de la journée. Les perturbations concernent plusieurs régions et grandes villes, notamment Madrid, les Asturies, la Cantabrie, la Galice, la Castille-et-León, Séville, Cadix, Malaga, Valence, Murcie et Saragosse.
Le Syndicat ferroviaire motive cette mobilisation par le non-respect, selon lui, des accords conclus en novembre 2023 entre le ministère de tutelle et les représentants des travailleurs. Ces engagements avaient permis, à l’époque, d’éviter une précédente grève.
Les grévistes dénoncent aussi la situation du transport ferroviaire de marchandises, qu’ils jugent volontairement négligé. Faute d’accord avec les autorités et la direction du réseau, une nouvelle journée de grève nationale est annoncée pour le 15 juillet.

