Le Maroc place la coopération avec les pays africains au cœur de sa stratégie de développement des activités spatiales. C’est le message porté à Vienne par Azzeddine Farhane lors de la 65e session du sous-comité juridique du Comité des Nations unies pour les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique.
Le diplomate a souligné que le Royaume entend renforcer la diffusion des connaissances liées au droit spatial et aux politiques spatiales à travers le Centre régional africain des sciences et technologies de l’espace en langue française, affilié aux Nations unies et installé à Rabat.
Depuis 2000, ce centre forme des étudiants africains dans plusieurs domaines liés à l’espace, notamment la télédétection, les systèmes d’information géographique, la météorologie satellitaire, les études climatiques et les systèmes mondiaux de navigation par satellite.
En 2025, près de 50 étudiants originaires de dix pays africains ont suivi les programmes de troisième cycle proposés par le centre. Parmi les pays représentés figuraient le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Le Maroc met également en avant le développement de solutions spatiales adaptées aux besoins du continent, notamment dans les domaines de la gestion des ressources, des catastrophes naturelles et de l’accès aux technologies spatiales.
Le Royaume a par ailleurs procédé à l’enregistrement de plusieurs satellites, dont Mohammed VI-A et Mohammed VI-B, lancés respectivement en 2017 et 2018, ainsi que des nanosatellites UM5EO et UM5 Ribat mis en orbite en 2024.
Le Centre Royal de Télédétection Spatiale a été désigné comme point focal chargé de l’enregistrement des objets spatiaux marocains auprès des Nations unies.
Le Maroc réaffirme également son attachement aux principes du Traité de l’espace de 1967, qui garantit une utilisation pacifique et non militaire de l’espace extra-atmosphérique.

