Une nouvelle structure dédiée à la prise en charge des femmes victimes de violence a été mise en service à Rabat, à l’initiative du ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Naima Ibn Yahya, ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, de Hicham Balaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du ministère public, de Marielle Sander, représentante du Fonds des Nations unies pour la population au Maroc, ainsi que de Fatiha Chtatou.
Cette cellule centrale a été instituée en application de la loi 103.13 relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Elle vise à renforcer le dispositif existant en améliorant la coordination entre les différents intervenants et la qualité des services proposés aux victimes.
Selon Naima Ibn Yahya, cette mise en service marque une étape dans le déploiement des mécanismes de protection, en cohérence avec les orientations portées par S.M le Roi Mohammed 6 en matière de promotion des droits des femmes.
La structure est appelée à assurer plusieurs missions, notamment l’accompagnement des victimes, l’orientation vers les services compétents et la mise en place d’un suivi adapté, incluant un soutien juridique, psychologique et social.
Elle jouera également un rôle de coordination en encadrant les cellules décentralisées à l’échelle territoriale, en harmonisant les procédures et en renforçant les synergies entre les différents acteurs impliqués.
Hicham Balaoui a souligné que ce dispositif vient consolider les mécanismes institutionnels existants, en s’appuyant sur des équipes spécialisées capables d’assurer une prise en charge adaptée aux besoins des victimes.
Marielle Sander a, pour sa part, salué une initiative soutenue par le Fonds des Nations unies pour la population, estimant qu’elle contribuera à améliorer les conditions de prise en charge.
De son côté, Fatiha Chtatou a mis en avant l’approche adoptée par la cellule, qui prévoit des espaces adaptés pour accueillir les femmes et leurs enfants.
La structure assurera notamment le suivi des cas signalés via la plateforme Amane-Laki, la supervision des dispositifs territoriaux et la coordination avec les commissions régionales et locales placées sous l’autorité du ministère public.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la gouvernance du dispositif de prise en charge et à améliorer les mécanismes de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes.

