La Semaine verte de Berlin a ouvert ses portes vendredi pour une édition anniversaire marquant un siècle d’existence. Le Maroc y participe à nouveau avec une délégation de haut niveau, emmenée par Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.
Pour sa onzième présence consécutive, le Royaume prend part à cet événement considéré comme l’un des plus grands rendez-vous mondiaux consacrés à l’agriculture et à l’alimentation. Le pavillon marocain, installé dans le Hall 18, accueille jusqu’au 25 janvier des agriculteurs venus des douze régions du pays.
Producteurs et coopératives y présentent une sélection de produits du terroir, valorisant la richesse de l’offre agricole nationale face à un public international. Plus de 1 600 exposants représentant plus de 50 pays participent à cette 90e édition, organisée sous le slogan « 100 ans de la Grüne Woche : là où l’histoire rencontre l’avenir ».
Aux côtés des institutions agricoles marocaines telles que Morocco Foodex, l’Agence pour le Développement Agricole (ADA), l’Office national du conseil agricole (ONCA) et l’Institut national de la recherche agronomique, la délégation entend mettre en lumière les progrès réalisés dans le secteur, aussi bien sur le plan de la qualité que de la durabilité.
L’édition 2026 sera marquée par la venue du président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier et du chancelier Friedrich Merz, ainsi que par la tenue, le 17 janvier, de la Conférence mondiale des ministres de l’Agriculture GFFA, à laquelle plus de 70 ministres sont attendus.
Créée en 1926, la Grüne Woche s’est imposée au fil du temps comme la grande vitrine internationale des tendances agricoles et alimentaires. Le salon se veut aussi un espace de réflexion autour des défis globaux : changement climatique, économie circulaire, gestion durable des terres et préservation des ressources naturelles.
En marge du salon, le GFFA réunira experts, décideurs et représentants institutionnels autour du thème « L’eau. Les récoltes. Notre avenir », soulignant l’urgence d’une agriculture résiliente dans un monde soumis à de fortes pressions environnementales.
