Le Haut Commissariat au Plan anticipe une accélération de la croissance économique nationale en 2026. Selon le Budget économique prévisionnel, l’activité devrait progresser de 5 pour cent, après une hausse estimée à 4,7 pour cent en 2025, portée par une amélioration attendue de plusieurs secteurs clés.
La dynamique serait particulièrement marquée dans l’agriculture. La valeur ajoutée du secteur agricole est projetée en hausse de 10,4 pour cent en 2026, après une progression plus modérée estimée à 4,5 pour cent l’année précédente. Cette évolution soutiendrait la performance du secteur primaire, dont la croissance globale atteindrait 10 pour cent, contre 3,7 pour cent en 2025.
Les activités non agricoles conserveraient un rythme soutenu. Après une progression de 4,5 pour cent en 2025, elles devraient croître de 4,3 pour cent en 2026. Le secteur secondaire, qui a enregistré une croissance notable de 4,8 pour cent en 2025, verrait son rythme légèrement ralentir tout en restant solide, autour de 4,2 pour cent en 2026. Le secteur tertiaire confirmerait pour sa part sa résilience, avec une croissance attendue à 4,3 pour cent, après 4,5 pour cent en 2025.
Sur le plan des prix, l’inflation mesurée par l’indice implicite du produit intérieur brut devrait poursuivre sa détente. Elle est projetée à 1,3 pour cent en 2026, contre 1,9 pour cent attendue en 2025. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de ralentissement de la demande intérieure, dont la croissance passerait de 8 pour cent en 2025 à 5,7 pour cent en 2026.
Le HCP prévoit également une amélioration de l’épargne nationale, qui avoisinerait 29,6 pour cent du PIB en 2025 avant d’atteindre 30,3 pour cent en 2026. En revanche, le déficit commercial devrait se creuser, pour représenter 21,3 pour cent du PIB en 2025, puis 21,1 pour cent en 2026.
Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’atténuer en 2026 pour se situer autour de 3,2 pour cent du PIB, après 3,6 pour cent en 2025. La dette publique globale poursuivrait son repli progressif, passant de 78,9 pour cent du PIB en 2025 à 77,5 pour cent en 2026.
Les créances sur l’économie devraient continuer d’augmenter, avec une croissance estimée à 6,8 pour cent en 2025 puis à 5,9 pour cent en 2026. La masse monétaire suivrait une trajectoire similaire, progressant de 6,8 pour cent en 2025 avant de ralentir à 5,2 pour cent en 2026, dans un contexte de réserves de change couvrant plus de cinq mois d’importations.
