À Rabat, le Haut-Commissariat au Plan a levé le voile sur les enseignements de l’Enquête nationale sur la famille 2025, une étude qui n’avait plus été réalisée depuis trois décennies. Présentée lors d’une rencontre présidée par le Haut-Commissaire au Plan, Chakib Benmoussa, cette publication dresse un état des lieux détaillé des mutations à l’œuvre au sein de la cellule familiale au Maroc.
L’enquête s’attache à mesurer les transformations profondes qui traversent la société marocaine. Elle analyse l’évolution des structures familiales, des relations entre générations et des trajectoires de vie, en croisant des données démographiques, économiques et sociales.
Les résultats mettent en évidence une reconfiguration progressive du modèle familial. Les ménages centrés sur le noyau parental gagnent du terrain, tandis que les formes de cohabitation élargie reculent. Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par des changements démographiques et des mutations des modes de vie.
L’étude examine également les parcours familiaux sous différents angles. Elle s’intéresse aux dynamiques conjugales, aux choix liés au mariage, au divorce ou à la fécondité, ainsi qu’aux conditions de vie. Ces éléments traduisent des transformations dans les comportements et les attentes individuelles.
Malgré ces évolutions, la famille conserve un rôle structurant. Elle demeure un espace de solidarité économique et sociale, tout en assurant la transmission des valeurs entre générations. Cette centralité persiste alors même que les équilibres traditionnels se redéfinissent.
Les tendances dégagées par l’enquête témoignent ainsi d’un modèle en transition, où de nouvelles formes d’organisation s’installent progressivement. Elles mettent en lumière des réalités qui appellent une adaptation des politiques publiques afin de mieux répondre aux besoins de la famille contemporaine.

