L’Union européenne et les pays méditerranéens se sont engagés à poursuivre leur coopération pour reconstituer les stocks de poissons en Méditerranée et préparer une nouvelle déclaration destinée à renforcer la préservation des ressources halieutiques d’ici 2027.
Cet engagement a été pris mardi à Nicosie, lors d’une conférence ministérielle de haut niveau organisée à l’initiative de la Commission européenne et de la République de Chypre, qui assure la présidence tournante de l’UE.
La future déclaration doit fixer une trajectoire pour la prochaine décennie dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture en Méditerranée. Elle s’appuiera sur le cadre de coopération établi en 2017, selon la Direction générale des affaires maritimes et de la pêche de la Commission européenne.
Depuis l’adoption de ce texte, la moitié des stocks de poissons en Méditerranée a commencé à se reconstituer. La Commission relève que les résultats sont visibles lorsque les mesures de gestion reposent sur des données scientifiques, avec une amélioration mesurable de certaines ressources.
La situation reste toutefois fragile. Plus de la moitié des stocks évalués demeurent surexploités. La pêche illégale, la surcapacité des flottes et les effets du changement climatique continuent de peser sur les ressources. Les communautés de pêche artisanale sont, elles aussi, confrontées à des difficultés économiques, tandis que le secteur peine à attirer les jeunes.
La conférence de Nicosie a permis de dresser un bilan des avancées réalisées depuis 2017 et d’engager les discussions sur les orientations politiques de la prochaine déclaration, attendue en 2027.
Cinq priorités ont été identifiées pour structurer le futur plan d’action. Elles portent sur le renforcement de la gouvernance, la gestion fondée sur la science, une transition équitable, l’adaptation au changement climatique et la consolidation de la solidarité régionale.
La déclaration de 2017, signée par 16 pays méditerranéens, dont le Maroc, et par la Commission européenne, avait établi une feuille de route décennale pour améliorer la durabilité de la pêche et de l’aquaculture dans la région.

