La France fait face à un épisode de chaleur inhabituel pour un mois de mai. Installée depuis vendredi, cette vague de chaleur touche une large partie du pays et se distingue par son caractère à la fois précoce, durable et intense.
Selon Météo-France, cette situation est liée à la présence d’un dôme de chaleur au-dessus du territoire. Cette zone de haute pression retient l’air chaud et favorise des températures nettement supérieures aux normales saisonnières.
La vigilance jaune canicule a été étendue lundi à 18 départements, jusqu’à mardi. Elle concernait d’abord 13 départements, de la Charente au Finistère, avant d’être élargie à Paris et à la Manche.
L’ouest du pays et Paris intra-muros sont particulièrement concernés par cet épisode. Les températures maximales restent très élevées pour la saison, avec plus de 30 degrés sur une grande partie du territoire, à l’exception du bord de la Manche et de certaines plages méditerranéennes.
La moitié nord enregistre entre 30 et 35 degrés. Dans le Sud-Ouest, les températures atteignent 32 à 36 degrés, comme dans la vallée du Rhône. Le reste du Sud-Est connaît des valeurs comprises entre 29 et 32 degrés.
D’après les prévisions, cette séquence devrait se maintenir jusqu’à la fin du mois. Le pic national de chaleur est attendu entre dimanche et mercredi, avec des journées de lundi et mardi annoncées comme les plus chaudes.
La France a déjà connu des épisodes de chaleur marquants en mai, notamment en 1947, 1953, 1992, 2005, 2017 et 2022. Météo-France rappelle toutefois que le changement climatique rend ce type d’épisode plus fréquent, plus précoce et plus intense.

