Jazzablanca a connu l’une de ses soirées les plus électriques, samedi 4 juillet, entre la victoire des Lions de l’Atlas et l’arrivée très attendue de Scorpions sur la scène Casa Anfa. À Anfa Park, le public a accompagné une montée en intensité continue, du Village aux grandes scènes du festival.
Au Parc de la Ligue Arabe, Sarah Mazigh a lancé la soirée avec un répertoire traversé par les sonorités amazighes et la soul. Cette scène gratuite a confirmé son rôle d’espace ouvert, pensé pour la découverte et la proximité avec le public.
Le Village a, lui, vibré dès la fin d’après-midi autour de la Place des Lions, installée cette année à l’occasion de la Coupe du monde. Les festivaliers y ont suivi Maroc-Canada sur les écrans du site avant de célébrer la victoire de la sélection nationale au cœur du festival.
Sur la Scène 21, José James a installé une ambiance plus intime, entre jazz, RnB et groove. La présence de China Moses à ses côtés a donné à cette séquence une couleur vocale plus dense, avant que Brian Jackson ne prolonge la soirée dans un registre jazz-funk et spoken word.
L’euphorie a ensuite gagné la Scène Casa Anfa avec Hypnotic Brass Ensemble et Mehdi Nassouli. Les cuivres venus de Chicago, les rythmes gnaoua et l’énergie du musicien marocain ont porté un concert incandescent, dans le prolongement direct de la ferveur née de la victoire des Lions.
Scorpions a finalement fait basculer la soirée dans le grand frisson rock. En pleine tournée célébrant ses 60 ans de carrière, le groupe allemand a livré l’un des moments forts de ce premier week-end de Jazzablanca devant un Anfa Park plein. Riffs familiers, classiques repris en chœur et émotion collective ont réuni plusieurs générations dans un concert puissant, porté par une intensité restée intacte.

