Selon le site Santemag.ma, la société canadienne Izotropic Corporation a engagé des discussions avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé en vue de la création d’une structure baptisée Izotropic Africa à Casablanca.
Au cœur des échanges figure l’introduction au Maroc de l’IzoView Breast CT Imaging System, une technologie dédiée au dépistage et au diagnostic du cancer du sein. Ce dispositif d’imagerie de précision vise à améliorer la qualité des examens et l’évaluation clinique des patientes.
Les discussions portent notamment sur la recherche clinique, les procédures réglementaires et les perspectives d’industrialisation locale. L’idée avancée consiste à intégrer progressivement cette technologie dans l’écosystème hospitalier et scientifique national.
Toujours selon les informations rapportées, un appareil IzoView, estimé à 500.000 dollars, pourrait être installé sans coût dans un hôpital de référence au Maroc. Ce site servirait de plateforme de recherche clinique afin de produire des données locales et d’accompagner les validations nécessaires.
Le projet s’inscrirait également dans une logique de transfert technologique et de renforcement des capacités nationales en imagerie médicale. Au-delà de la dimension clinique, les discussions évoquent des pistes de fabrication et d’assemblage au Maroc, avec l’ambition de faire de Casablanca une base régionale couvrant l’Afrique et les pays du Golfe.
La future entité Izotropic Africa serait chargée de la licence, du marketing et de la distribution des solutions d’imagerie mammaire du groupe. Sa structure capitalistique prévoirait une participation majoritaire d’un partenaire et une présence minoritaire d’Izotropic. La conclusion d’un accord formel est attendue d’ici fin avril 2026.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’accélération de la stratégie marocaine en matière de souveraineté sanitaire et de développement des technologies médicales. À ce stade, il s’agit de discussions préliminaires et non d’un accord définitif, mais le projet illustre l’intérêt croissant des industriels internationaux pour l’écosystème de santé et de recherche du Royaume.

