Le Mondial 2026 s’ouvre ce jeudi à Mexico, dans le décor chargé d’histoire du stade Azteca. À 13 heures heure locale, 19 heures GMT, le Mexique et l’Afrique du Sud donneront le coup d’envoi de la 23e Coupe du Monde de la FIFA, première édition organisée par trois pays et première à réunir 48 sélections.
Le choix de l’Azteca donne à cette ouverture une portée symbolique. L’enceinte mexicaine devient le premier stade de l’histoire à accueillir le match inaugural de trois Coupes du Monde, après les éditions de 1970 et 1986. Pour le Mexique, cette entrée en lice devant son public doit lancer une compétition que tout un pays attend comme une fête nationale.
Avant le match, la cérémonie d’ouverture donnera le ton d’un tournoi pensé à l’échelle continentale. Shakira et Burna Boy interpréteront Dai Dai, le titre phare de la compétition. J Balvin et le groupe mexicain Maná seront également sur scène, accompagnés de plus de 500 danseurs et musiciens traditionnels, dont des mariachis, pour un spectacle consacré à l’histoire et à la diversité du Mexique.
Sur le terrain, la première affiche opposera El Tricolor aux Bafana Bafana. Le Mexique cherchera à réussir son départ dans un stade acquis à sa cause, tandis que l’Afrique du Sud tentera de refroidir l’ambiance et de bousculer d’entrée le groupe A.
Cette édition marque une rupture dans l’histoire du tournoi. Avec 48 équipes au lieu de 32, la Coupe du Monde entre dans une nouvelle dimension. Les sélections sont réparties en 12 groupes de quatre. Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, accéderont aux seizièmes de finale.
Le calendrier atteint lui aussi une ampleur inédite. Au total, 104 matchs seront disputés du 11 juin au 19 juillet dans 16 villes hôtes au Mexique, aux États-Unis et au Canada. Ce format élargi ouvre la compétition à davantage de nations, notamment venues d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord.
La FIFA a prévu trois temps forts pour marquer l’entrée en lice des pays organisateurs. Après l’ouverture mexicaine à l’Azteca, Toronto accueillera vendredi une cérémonie canadienne avant le match entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine. Le même jour, le SoFi Stadium de Los Angeles lancera la séquence américaine avec un concert de Katy Perry et Future, avant États-Unis Paraguay.
Pour le Maroc, l’entrée dans le tournoi s’annonce particulièrement relevée. Les Lions de l’Atlas affronteront le Brésil le 13 juin au New York New Jersey Stadium, dans l’une des affiches les plus attendues de la phase de groupes. Demi-finaliste en 2022, le Onze national devra confirmer son nouveau statut face à la sélection la plus titrée de l’histoire du Mondial.
Le Maroc poursuivra ensuite sa campagne dans le groupe C face à l’Écosse, le 19 juin à Boston, puis contre Haïti, le 24 juin à Atlanta. Ces trois rendez-vous diront rapidement jusqu’où les Lions de l’Atlas peuvent porter leurs ambitions dans cette Coupe du Monde élargie.
Au-delà du terrain, l’édition 2026 s’annonce comme un test logistique majeur. Trois pays, 16 villes, des millions de supporters et un volume inédit de matchs imposent une organisation fondée sur la coordination, la sécurité et la technologie. Les organisateurs misent sur la digitalisation, les données en temps réel et des outils d’intelligence artificielle pour anticiper les flux, les retards et les besoins opérationnels.
La technologie sera aussi au cœur du jeu. La VAR, le hors-jeu semi-automatique et l’analyse de données en direct devraient continuer à transformer le rythme des rencontres et la manière dont les décisions sont prises. Le Mondial 2026 ne se limite donc pas à un tournoi élargi. Il s’annonce comme une vitrine du football mondialisé, connecté, spectaculaire et soumis à des exigences logistiques sans précédent.

