En pleine période de grands déplacements, entre les départs massifs pour l’Omra et l’afflux de visiteurs attendus pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la vigilance sanitaire reste de mise. Pourtant, malgré l’alerte lancée récemment par l’Organisation mondiale de la santé sur le MERS-CoV, les spécialistes se veulent mesurés. Le Maroc, selon eux, ne fait face à aucun risque immédiat.
Le MERS-CoV, identifié pour la première fois dans la péninsule arabique, est un coronavirus connu pour sa sévérité mais dont la transmission reste limitée. La maladie, rare, se transmet essentiellement de l’animal à l’homme, via les dromadaires, considérés comme principaux vecteurs. La consommation de produits non pasteurisés ou le contact direct avec l’animal représentent les principaux facteurs de contamination.
Cette infection peut provoquer de graves complications respiratoires, notamment chez les personnes fragiles. Si le taux de létalité avoisine les 35 %, le virus reste peu contagieux entre humains. La transmission interhumaine, lorsqu’elle se produit, reste circonscrite à des contextes spécifiques comme les milieux hospitaliers ou les familles.
A ce jour, aucun cas n’a été signalé au Maroc, ni dans les pays d’Afrique subsaharienne. Le virus, quant à lui, n’a pas montré de mutation inquiétante, et les grands rassemblements, comme la CAN, ne constituent pas des environnements propices à sa diffusion. « La contamination repose sur des contacts étroits et prolongés, ce qui ne correspond pas à la dynamique d’un événement sportif ou d’un pèlerinage organisé », précise-t-il.
Les symptômes du MERS restent similaires à d’autres infections respiratoires : toux, fièvre, fatigue. C’est surtout l’historique de voyage ou l’exposition à des dromadaires qui oriente le diagnostic. En l’absence de traitement ou de vaccin, la prévention repose sur quelques règles simples : éviter les contacts directs avec les animaux, ne pas consommer leurs produits crus, se laver régulièrement les mains, et porter un masque dans les lieux fermés très fréquentés.
Au Maroc, le ministère de la Santé suit de près l’évolution de la situation à l’international. Un dispositif de surveillance sanitaire est actif, prêt à détecter toute alerte. Ce suivi ne concerne pas seulement le MERS-CoV, mais l’ensemble des risques liés à la circulation accrue de voyageurs.
En l’état, les autorités comme les experts se veulent clairs : aucun signal ne justifie d’inquiétude. La mobilisation reste préventive, sans excès de prudence, dans le souci d’assurer la sécurité des citoyens et des visiteurs.




