La calligraphie arabe et les valeurs qu’elle porte ont été au centre de la quatrième conférence de la série consacrée à la calligraphie et au manuscrit dans le monde islamique, organisée récemment par l’ICESCO.
La rencontre a réuni au siège de l’Organisation à Rabat, ainsi qu’à distance, des spécialistes, des universitaires et des experts autour de la dimension esthétique, humaine et spirituelle de cet art.
Khalid Fathalrahman, ambassadeur et directeur du Centre de l’ICESCO du dialogue civilisationnel, a présenté les principaux fondements de cette philosophie. Il a distingué les valeurs esthétiques liées notamment à la clarté, à la souplesse, à la diversité et à l’harmonie, les valeurs humaines associées à la liberté, à la dignité et à l’ouverture, ainsi que les valeurs spirituelles qui envisagent la calligraphie comme une forme de géométrie intérieure exprimée par le geste.
L’ouverture des travaux a été assurée par Abdelilah Benarafa, directeur général adjoint de l’ICESCO. Son intervention a porté sur la sagesse véhiculée par la calligraphie dans le patrimoine arabo-islamique.
Il a notamment insisté sur la place du mouvement dans la tradition de la sagesse irfani. Dans cette lecture, le point représente l’origine et l’unité, tandis que son déplacement fait naître la ligne. Celle-ci devient alors le signe d’un passage de l’invisible vers le monde perceptible.
La conférence s’est achevée par un échange animé par Ahmed Abdelbaset, expert au Centre de la calligraphie et des manuscrits de l’ICESCO.
Mohamed Zinelabidine, chef du secteur de la Culture de l’Organisation, Idham Hanash, directeur du Centre de la calligraphie et des manuscrits, ainsi qu’Ahmed Saïd Ould Bah, conseiller auprès du directeur général, ont pris part à cette session.

